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Département de l'Environnement, des Transports, de l'Energie et de la Communication

Office fédéral des routes OFROU

FAQ

 

Quels sont les objectifs visés par ce projet d’importance nationale ?


Le projet vise trois objectifs principaux : augmentation de la fluidité du trafic, l’amélioration de la sécurité et l’augmentation de la capacité.

La multiplication des jonctions et l'élargissement autoroutier visent à reprendre un maximum de trafic local sur l'autoroute, pour libérer le réseau cantonal et communale, en application du concept d'accessibilité multimodale du Projet d’Agglomération Lausanne-Morges (PALM).

L'accès à l'Ouest lausannois sera ainsi grandement amélioré et les routes cantonales et communales avoisinantes seront désengorgées.

 

Sur quels scénarios d’augmentation de trafic se base-t-on pour simuler et dimensionner le projet ?

Les années de référence pour les calculs des modèles sont 2014 pour la situation actuelle et 2030 pour la situation future. Les scénarios utilisés tablent sur une augmentation du trafic d’environ 30% prévue à l’horizon 2030.

Sans la mise en œuvre du projet, l’infrastructure actuelle, qui absorbe déjà plus de 100’000 véhicules par jour, va irrémédiablement se retrouver complètement saturée avec un risque accru de paralysie sur le réseau avoisinant.

D’autre part, on se base aussi sur les pronostics des plans de l’aménagement du territoire, qui prévoient un développement urbanistique très important de plus de 50% d’habitants et d’emplois dans le secteur de l’Ouest lausannois.

 

En quoi consistent les travaux et comment les voies CFF seront-elles impactées ?

Le réaménagement du goulet de Crissier engendrera un nombre considérable de travaux liés à l'élargissement de plusieurs ouvrages existants ainsi qu’au remplacement de plusieurs ponts. Les ponts CFF enjambant l’autoroute à Ecublens seront remplacés par un Passage Supérieur (PS).Les travaux incluent également le remplacement et la construction de parois antibruit ainsi que le remaniement complet du système d'évacuation et de traitement des eaux de chaussée.

 

 

Quand est-ce que le projet va être mise à l’enquête publique  et quelles seront encore les possibilités de recours et d’adaptations du projet ?

Ce sont 13 projets définitifs partiels (TAP) qui vont être mise à l’enquête publique simultanément dans plusieurs communes de l’Ouest Lausannois, en automne 2018.

Les dossiers TAP sont répartis en cinq catégories de projet : nouveaux aménagements routiers, protection contre le bruit, systèmes d’évacuation et de traitement des eaux de chaussées, installations de chantier et le nouveau local technique. Les citoyens concernés par le projet pourront donc prendre connaissance de tous les détails du projet et prendre position dans le cadre de la procédure.

 

Quand est-ce que les travaux vont-ils démarrer et jusqu’à quand vont-ils durer ?

La phase d’étude dite du « projet définitif » arrive à son terme. Le projet est donc prêt à être mis à l’enquête publique. Suivant l’enquête publique, l’OFROU procédera au « projet de détail », aux appels d’offres pour les travaux et enfin au « projet d’exécution ».

Les premiers travaux préparatoires devraient débuter en 2022 et les travaux principaux dès 2023. La fin des travaux est programmée à l’horizon 2030-2031.

 

Faudra-t-il s’attendre à de nombreuses perturbations du trafic sur ce secteur ?

Les travaux sur l’autoroute se dérouleront sans réduction du nombre des voies existantes. Seulement des restrictions ponctuelles des largeurs des voies sont prévues, ainsi que la réduction de la vitesse pour des évidentes raisons de sécurité. La capacité de l’autoroute ne sera donc pas fondamentalement réduite par rapport aux conditions actuelles.

La construction des jonctions sera réalisée en minimisant l’impact sur le réseau local existant. Des gênes ponctuelles interviendront au moment du raccordement entre les nouvelles bretelles et le réseau existant.

 

 

Quelles interventions sont prévues dans le site de la Venoge ?

Le site de la Venoge est concerné par l’implantation de la nouvelle jonction d’Ecublens. Dans le cadre des différentes variantes étudiées, l’objectif premier a été de limiter au maximum l’impact sur la Venoge, voir d’en améliorer l’aménagement.

La solution retenue prévoit la renaturation des berges de la Venoge sur un tronçon d’environ 150m dans la zone au sud de l’autoroute (cf. schéma [renvoi vers l’image]). Cela permettra notamment de :

  • Assurer un meilleur ensoleillement du tronçon
  • Limiter l'érosion des berges
  • Offrir des possibilités de déplacement pour la faune
  • Réaliser les fondations du nouveau pont en dehors du "lit de la Venoge"
  • Réduire toutes perturbations et risques d'embâcle de la Venoge

La berge droite est adoucie et élargie offrant ainsi des possibilités de déplacement pour la faune, la création d'une nouvelle niche écologique et une berge plus proche de l'état naturel

En situation normale, les piles sont situées en dehors du lit de la Venoge. À partir de la crue centennale, les piles sont situées en bordure du lit de la Venoge. Cette situation est acceptable et a été prise en compte dans le dimensionnement de l'aménagement.

 

Est-ce qu’il faut s’attendre à des nuisances sonores durant la nuit ?

Les travaux seront réalisés afin de réduire au plus strict minimum l’impact sur les riverains. En ce qui concerne le bruit, l’OFROU s’engage à faire respecter par les entreprises de construction les directives en vigueur sur le bruit des chantiers.

 

Quel sera l’impact du projet sur l’environnement ?

La prise en compte des exigences de la protection de l’environnement et de la nature dès le début de la planification du projet a permis de respecter au mieux l’esprit et la lettre de la réglementation applicable. En raison des mesures de compensation environnementale intégrées au projet, son impact résiduel sera faible à nul, selon les domaines considérés. Dans certains domaines, une amélioration par rapport à l’état de référence est attendue.

La poursuite de la planification des mesures environnementales pendant les prochaines phases du projet, la surveillance de leur mise en œuvre et le contrôle de leur efficacité permettront à l’autorité compétente de s’assurer de la conformité du projet avec la réglementation.

 

Est-ce qu’il faut s’attendre à des nuisances sonores supplémentaires après la fin des travaux ?

Non. Malgré une augmentation de capacité (et donc de trafic) et grâce aux mesures de protection contre le bruit prévues, le projet, dans son ensemble, n'engendrera pas une détérioration marquée des nuisances sonores.

Sauf quelques exceptions locales, la pose de parois anti-bruit aux endroits les plus sensibles, ainsi que la pose de revêtements bitumineux à faibles émissions sonores permettra dans l'ensemble de compenser le surplus de trafic attendu, et localement le rapprochement des voies de circulation des bâtiments.

 

Comment les itinéraires en vélo et piétons vont-ils être assuré pendant et après les travaux ?

Pendant les travaux, les itinéraires de mobilité douce existants seront maintenus en service ou déviés tout en garantissant la sécurité des usagers

Après les travaux, les jonctions autoroutières d’Ecublens, Crissier, Chavannes et Malley disposeront d’un réseau de mobilité douce en site propre permettant aux usagers de franchir les jonctions en conditions de fluidité et sécurité améliorées par rapport à l’état actuel. Les itinéraires de mobilité douce s’inscrivent dans le cadre du PALM (Projet d’Agglomération Lausanne-Morges).